Le Marché Kamna

Bangoua a trois marchés dont un grand et deux petits se tiennent des jours différents:

  1. le grand marché de Kamna qui étymologiquement signifie “lieu de regroupement des bœufs”
  2. le petit marché de Touwouo ou Ntossak qui se tient à Toumveu. La route goudronnée Yaoundé-Baffoussam traverse ce marché.
  3. Le petit marché de Zeuzeu qui se tient à Tougwi.

Mais des trois marchés que comptent Bangoua seuls deux sont réellement connu de tous:

  1. Le grand marché de kamna
  2. Le marché de Bangoua, situé juste avant la chefferie supérieure venant de Yaoundé.

Ces marchés comme pour la plus part à l’ouest et dans les autres villages du Cameroun se déroulent une fois chaque semaine. Celui de Bangoua se déroulent 5 jours après que le marché de Kamna ait eut lieu.
Contrairement au marché de kamna celui de Bangoua se limite presque généralement aux populations locales.

Considéré comme le plus grand marché de la Sous région on retrouve au marché de Kamna une variété de produits. Point de liaison entre le nord et l’ouest-Cameroun, réservé au négoce du gros bétail et du kola, ensuite, il est un carrefour, car les routes qui relient Bangoua aux villages voisins (Bangou, Batoufam, Badrefam, bangan-Fondji, Banganté) transitent par là. Situé à proximité de l’axe lourd Yaoundé- Bafoussam, le plus grand marché de l’ouest qui à lieu une fois par semaine de 7 heures à 18 heures, draine non seulement toutes les populations environnantes mais ceux qui viennent faire le marché sortent aussi d’horizons différents : Bafoussam, Bandjoun, Foumbot, Baham, Nkongsamba, Dschang, Bamenda, Yaoundé, Douala, Bafia, du Nord, même les ressortissants de certains pays voisins comme le Nigeria, le Gabon…

Pour la petite histoire du marché de Kamna, elle s’est fondée autour de la vente de bétails. En effet, ceux sont les Nomades qui venaient avec leurs troupeaux vendre des bœufs aux bouchers de la région. Comme vous savez lorsqu’à un endroit il y a une activité qui réuni des gens et qu’on échange de l’argent, c’est le commerce qui commence et va grandissant. C’est donc ainsi qu’au lieu de venir acheter du bétail, certains venaient plutôt proposer aux nomades les produits locaux qu’ils trouvaient à leur goût. Au fur et à mesure que le temps passait, les vivres échangés variaient aussi, à tel point qu’aujourd’hui, on peut recenser une multitude :

  1. Les vivres frais : tomates, condiments verts, choux, carottes, pommes de terre, avocats, banane plantain, maïs, aubergine, salades, canne à sucre… pour la plupart cultivée sur place ou dans les coins environnants.
  2. Le bloc des chaussures: en plastiques, babouches, chaussures en cuirs (friperie et chinois), bottes… apporté par des commerçants de Bafoussam, Dschang…
  3. Le secteur des vivres secs : graines (koki, haricot, arachides, maïs et bien d’autres).
  4. Le marché des Kolas qui proviennent de Bangoua, Bangou, Bafia, Bangangté…
  5. Les produits pharmaceutiques : les médicaments livrés par des vendeurs ambulants venus pour la plupart de Mbouda et Dschang.
  6. Les objets traditionnels : sacs, chapeaux, chaise, cordes, couteaux, pièges, plantoirs, machettes, coris, mortiers…
  7. Les condiments secs pour la cuisson des mets traditionnels de chez nous : djansan, ngâh shou…
  8. La boucherie du marché Kamna commercialise essentiellement du bœuf, du porc, de la chèvre. Mais ailleurs dans le marché on retrouvera des vendeurs de poisson et de poulets congelés.
  9. La friperie (habits et chaussures) est l’un des secteurs les plus florissants du marché car on y retrouve tout ce dont on a besoin. Pour, par exemple, préparer une rentrée scolaire en terme d’habillement et ceci à des prix très abordables. Moi, par exemple, je chausse du 44 (normalement très chère) et j’ai pu trouver mon compte à moins de 5000 de nos francs.
  10. L’huile rouge : un peu en baisse ces derniers temps dans nos villes avec l’arrivée massive des huiles légère importées d’Europe à des prix très accessibles par la population ruinée. Elle demeure ici à Bangoua l’une des denrées alimentaires les plus consommées car aucune cuisson ici n’est réalisée sans elle.
  11. Le secteur des chèvres, moutons, poulets, canards et autres animaux de la basse-cour.

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