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Le projet Collines Ecologiques de Baloué, vers un tourisme durable à Bangoua

L’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé de proclamer 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement. La résolution, adoptée le 4 décembre, constate « l’importance attachée au tourisme international, en particulier à la proclamation d’une année internationale du tourisme durable pour le développement, pour ce qui est de favoriser la compréhension entre tous les peuples, de faire mieux connaître le riche héritage des différentes civilisations et de faire davantage apprécier les valeurs inhérentes aux différentes cultures, contribuant ainsi à renforcer la paix dans le monde ». (Résolution adoptée par l’Assemblée générale le 22 décembre 2015 (A/RES/70/193).

Cette décision fait suite à la reconnaissance par les dirigeants mondiaux, lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), qu’un « tourisme bien conçu et bien organisé » peut contribuer au développement durable dans ses trois dimensions, à la création d’emplois et aux débouchés commerciaux.

Ainsi, la décision de proclamer 2017 Année internationale du tourisme durable pour le développement tombe à un moment particulièrement important, celui où la communauté internationale embrasse le nouveau Programme de développement durable à l’horizon 2030 et les Objectifs de développement durable (ODD) approuvés par l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier.

Le tourisme figure parmi les cibles de trois des ODD, à savoir l’ODD 8 : Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous ; l’ODD 12 : Établir des modes de consommation et de production durables ; et l’ODD 14 : Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

Dans ce contexte, l’Année internationale vise à encourager le passage à des politiques, des pratiques commerciales et un comportement des consommateurs allant dans le sens d’un secteur du tourisme plus durable contribuant aux objectifs de développement durable.

L’Année internationale permettra de promouvoir le rôle du tourisme dans les cinq domaines clés suivants :

  1. Croissanceéconomique inclusive et durable
  2. Inclusion sociale, emploi et réduction de la pauvreté
  3. Utilisation rationnelle des ressources, protection de l’environnement et changements climatiques
  4. Valeursculturelles, diversité et patrimoine
  5. Compréhension mutuelle, paix et sécurité.

 

Quelle valeur ajoutée pour le tourisme durable ?

De nos jours, la tendance générale du tourisme est le contact avec la nature mais aussi la recherche de l’authenticité. Lors de ces séjours, les touristes sont encouragés à faire connaissance avec les populations locales, leur culture, leur histoire et leurs coutumes. Ceci fait intervenir diverses activités économiques comme la fabrication d’objets artisanaux, de plantes médicinales, les danses traditionnelles, la couture ou l’agriculture. Le savoir des communautés indigènes représente donc un atout considérable. Et, il s’agit d’apporter aux populations rurales une plateforme économique qui les met en contact avec les touristes, dans une logique à la fois d’innovation et de nouvelle dynamique pour l’industrie touristique. En outre, la démarche vise à mettre en synergie et en relation tous les éléments du territoire afin de créer un projet touristique pour les habitants et protecteur des différents écosystèmes et des valeurs culturelles sur place.

A travers le monde, les initiatives aussi se multiplient pour permettre au tourisme, une des principales sources de revenus des ménages dans les régions rurales, de renforcer la politique de développement de ces régions, orientés dans la perspective de développement durable c’est-à-dire une activité qui s’inscrit dans la démarche durable et écologique

Dans ce contexte, l’écotourisme se confondrait avec le tourisme de nature et représenterait une forme de tourisme durable qui satisfait  » aux besoins présents des touristes et des régions hôtes tout en protégeant et en mettant en valeur les opportunités pour le futur ».

Bien que la mobilisation des professionnels africains du tourisme soit récente, des progrès sont notables. Pour l’instant, les acteurs du marché du tourisme s’attèlent à rendre leurs offres de voyages plus compatibles avec les populations locales, tout en préservant leurs ressources naturelles. De cette manière, ils pourraient bénéficier des retombées des activités touristiques.

Quelle est la place du tourisme durable à Bangoua?

Progressivement, le tourisme durable se développe sur l’ensemble du continent.

Et dans certaines régions, ce type de tourisme est même en pleine expansion. Bien que le tourisme local soit encore embryonnaire, le projet vise aussi à dynamiser ce sous-secteur.

Selon le Rapport de la Banque Mondiale de 2013 intitulé le tourisme en Afrique : 28 % des revenus générés par ce tourisme profiterait aux populations locales ». D’un pays à l’autre, l’approche diffère mais la volonté demeure la même.Ainsi, le tourisme est l’un des secteurs sur lesquels l’Etat camerounais compte pour relancer l’économie de façon durable.

S’étendant sur 1200 km du Nord au sud, le Cameroun possède une variété de reliefs, de climats, de paysages, d’espèces animales et végétales, uniques sur le continent. « L’Afrique en miniature » dans un triangle de 475 000 km. D’une part, une faune particulièrement riche avec 409 espèces différentes de mammifères, 143 de reptiles, 849 d’oiseaux et 190 d’amphibiens. D’autre part,en raison de la diversité des reliefs, la flore au Cameroun est aussi riche et variée. Enfin, les aires protégées couvraient en 1997 une superficie de 4.551.990 hectares dont 7 parcs nationaux, 7 réserves de faune, 27 zones cynégétiques, 1 sanctuaire et 3 jardins zoologiques.

Fort de son patrimoine naturel et culturel riche et varié, le Cameroun se présente comme le lieu par excellence où le tourisme de nature et l’écotourisme peuvent connaître une grande prospérité à court comme à long terme.

Localisation exacte de la colline de Baloué dans le village Bangoua

Le PROJET CECOBA (Colline Ecologique de Baloué) a le mérite de combiner à la fois :

  • le tourisme culturel(musée, forêts sacrées, coutumes et traditions locales, chefferie traditionnelle),
  • le tourisme de montagne(chute Tanveuh, grottes à hyènes, cascades)dans la chaîne montagneuse de l’Ouest,
  • l’écotourisme: l’aménagement d’un site écotouristique

Description du projet

Lancé officiellementle 1er Juin 2017, le PROJET CECOBA,situé sur la colline de Baloué, consiste en la construction d’un village écotouristique comprenant la construction d’infrastructures d’hébergement (des cases d’hôtes) et de restauration. Le projet comprend, entre autres,

  • une composante agro-touristique à savoir le développement de l’agriculture écologique, de 3000 plants (verger, plantes médicinales, plantes de décoration et autres déjà reboisés),
  • une composante socio-économique à travers l’ouverture d’une boutique de solidarité de soutien aux jeunes entrepreneurs agricoles,
  • une composante énergétique : l’utilisation des énergies renouvelables
  • une composante culturelle : la construction des espaces d’expressions culturelles
  • une composantes infrastructure de base : toilettes écologiques et le système de traitement des déchets biologiques.

Il va s’en dire que le projet CEBOCA rentre en droite ligne avec la politique de développement durable du pays !

Tourisme et diversité culturelle pour quel impact ?

Au-delà de créer des emplois, l’impact culturel est important. En effet, il est indéniable que le Cameroun s’enrichit de sa diversité culturelle.

Soulignons le fait que la diversité culturelle ne peut s’épanouir que dans un climat de tolérance, de respect mutuel et de dialogue entre les civilisations, les cultures et les régions. Le patrimoine archéologique, héritage d’anciennes et prestigieuses civilisations doit être, à ce titre, universel. La communauté internationale, les organisations spécialisées, les composantes de la société civile, et en premier lieu, les professionnels du tourisme ont le devoir de veiller à sa sauvegarde et à sa promotion.

Au regard du potentiel touristique du pays, les sites d’éco-tourisme au Cameroun sont encore trop rares.

Alors soutenons ce projet innovant afin de renforcer l’attractivité de cette Région de l’Ouest !

 

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