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EXCLUSIVITÉ 4: DE BANGOUA A PARIS KING MEZO, LE FILS DU TERROIR PARLE

Pour une 3ième fois, notre programme “EXCLU ICIBANGOUA” bat le record avec 346 vues. Notre audience augmente, ce qui nous motive à aller de l’avant dans la promotion du patrimoine intellectuel caché de Bangoua.
Nous avons décidé de donner la voix aux sans voix et le programme “EXCLU ICIBANGOUA” a vu le jour.
L’amour que nous avons pour notre village et notre nation est tellement grand qu’un programme sans invités ni fans ne peut reussir. C’est en hommage aux plus de 1.000 visiteurs de notre programme que nous vous présentons en cette épisode 4, un grand, un géant, un roi, le King Mezo.

ICIBANGOUA: Bonjour cher frère! Ce matin en préparant cet interview, notre équipe se demandait: Qui allons-nous rencontrer? Nous sommes tombé comme par enchantement sur KING MEZO (KM).
Quel mystère se cache derrière ce nom?
KM: Je suis né NJIKÉ Jean et artistiquement parlant, je porte le nom « King Mezo ». J’ai vu le jour à Loum dans le Moungo, un jour du 12 octobre 1968.

ICIBANGOUA: D’où vous vient le nom King Mezo?

KM: De l’extrême souffrance dont j’ai vécu dans le passé est né le nom King Mezo. Point n’est plus besoin de rappeler que King veut dire chef et mezo en Bangoua veux dire j’ai survécu, en sommes le nom King Mezo signifie « le chef a survécu » ou mieux « le roi a bravé la souffrance ».

ICIBANGOUA: Alors, et cet amour pour la musique? Comment êtes vous entré dans ce monde de la poésie chantante?
KM: Je suis un excellent auto-didacte qui apprend beaucoup en observant. De ce fait, je suis entré dans la musique par la chorale Espérance Voice de l’EEC (Église Évangélique du Cameroun) de Maképé Tonnerre.

ICIBANGOUA: Ça fait combien de temps que vous êtes dans la musique?
KM: J’y suis depuis bientôt un quart de siècle et plus précisément 17 ans. Au depart c’était comme une blague, mais après c’est devenue une vraie passion au point ou loin d’être un hobby, la musique est comme mon passe temps favori. Je fais de la musique même dans mon sommeil.

ICIBANGOUA: C’est pas magnifique ça?

KM: Vous savez? Lorsque ce que vous faites vous vient du profond de votre être, vous l’assimilez de gaieté de coeur et tous les jours, vous avez envie d’en faire plus.

ICIBANGOUA: Ah oui, est-ce pour cela que votre style semble si diversifié?

KM: Exactement. Dans mon style, je veux valoriser notre culture par un mélange de musiques africaines ou métissées. Et dans mon travail, je travaille à toujours passer un message fort, un message de Cœur aux mélomanes.

ICIBANGOUA: King, quelles thématiques abordez-vous dans vos œuvres?

KM: J’aime travailler dans mes chansons les sujets de société et d’amour. Les faits marquants de notre société contemporaine. De ce fait, je n’hésite pas à faire intervenir dans mes recherches musicales les autres corps de métiers et par la même occasion, j’accorde une attention toute particulière à la finition de mes travaux.

ICIBANGOUA: Parlez nous de vos débuts dans la musique?

KM: J’ai débuté la musique par mon entrée dans la chorale et puis je me suis installé à Paris où j’ai continué à faire de la musique dans un groupe et puis je me suis inscrit au conservatoire auquel j’ai appris le solfège pendant trois ans.

ICIBANGOUA: Pouvez-vous vivre de votre travail ? Quelles difficultés rencontrez vous dans le monde de l’art?

KM: Non, pour moi la musique est un don des cieux et je le prend ainsi.
La grande difficulté réside au niveau de la promotion musicale, mais aussi, il n’est du tout facile de trouver des professionnels dans le domaine pour pouvoir travailler ensemble.

ICIBANGOUA: Exercez-vous un autre métier en dehors de la musique?

KM: Oui. Je suis comptable de formation ayant travaillé au Cameroun et en France. J’exerce actuellement dans le corps de métier de sécurité incendie. 

ICIBANGOUA: Pour vous, est-ce que l’art est utile à la société ? Quel est le rôle de l’artiste ?
KM: Oui l’art est utile à la société et le rôle de l’artiste est de réveiller les consciences des gens à travers ses chansons et de les rendre heureux. J’ajouterais même que la vie est un coup de théâtre quotidien.

ICIBANGOUA: Parlez-nous de votre prochain travail: titre de l’oeuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

KM: Je travaille de nos jours sur une chanson dont le titre est ( mi ke bi chi sop mi). L’inspiration est venue de mon Dieu ou du Dieu de mes ancêtres.

ICIBANGOUA: Que réservez vous dans les prochains jours, mois à votre public ?

KM: Effectivement la nouvelle et croustillante galette musicale “mi ke bi chi sop mi”. Just wait and see comme disent nos frères de l’autre langue.

ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

KM: Le message à la jeunesse africaine est celui de ne pas tomber dans le piège de la facilité. D’être travailleur, avoir des rêves et y croire.

ICIBANGOUA: King Mezo, ce fût un plaisir de partager ces moments avec vous. Vous êtes la fierté de tout un peuple et nous serons ravi de vous recevoir dans un futur proche pour le bonheur de cette plateforme et de celui de la communauté Bangoua en général.

KM: Je vous remercie humblement Monsieur Clotaire Ntienou d’avoir sollicité ma modeste personne pour un entretien. Au plaisir de vous revoir très bientôt s’il plait à Dieu.

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