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EXCLUSIVITÉ 10: ENTRE SLAM ET POESIE, LA DEMI-HEURE AVEC KAROLYN KOUAKAP

La philosophie constitue le cadre dans lequel l’homme peut comprendre le monde et agir sur sa propre vie. Elle fournit les outils par lesquels l’homme peut découvrir la vérité et utiliser son esprit pour améliorer sa vie. (https://www.contrepoints.org/). La philosophie est aussi théorie critique des valeurs. La science expose des lois qui expliquent comment les choses se passent selon des relations de cause à effet et la philosophie énonce des règles c’est à dire ce que doit être la conduite juste ou ce que doivent être les sociétés pour être justes. (https://samabac.com/).

L’artiste que nous avons rencontré en ce jour es diplômée en philosophie à l’Université de Yaoundé I. Elle s’est intéressée à l’épistémologie, un domaine de la philosophie qui peut désigner deux champs d’étude : l’étude critique des sciences et de la connaissance scientifique; l’étude de la connaissance en général.

C’est son amour pour les lettres et la poésie qui nous a amené vers elle pour découvrir son talent et le faire savoir aux yeux de notre communauté.

C’est avec beaucoup d’émotion que nous recevons dans notre émission EXCLUSIVITÉ l’artiste Payong Kouakap Caroline Flore.

ICIBANGOUA: Bienvenue frangine?

KAROLYN KOUAKAP (KK): Bonjour ICIBANGOUA et merci pour l’invitation que je ne pouvais refuser.

ICIBANGOUA: Normal, vous êtes une digne fille du village.

KK: Et lorsque le village a besoin de nous, nous devons sans hésiter nous mettre en action.

ICIBANGOUA: Effectivement. Alors dites-nous qui est Karolyn Kouakap?

KK: Je suis Payong Kouakap Caroline Flore, fille de Nana Nkwakap Séraphin et de Ngassop Madeleine, est née le 19 juillet 1993 à Yaoundé. Originaire de la région de Bangoua. Je suis titulaire d’une Licence en philosophie, option épistémologie et actuellement étudiante en Master dans la même Université de Yaoundé I.

ICIBANGOUA: Riche parcours. Dites-nous c’est quoi le SLAM ?

KK: « slam » veut dire « claquer » en anglais. Le slam est apparu en 1980 à Chicago. Le slam est une discipline oscillant entre poésie et performance théâtrale. C’est un espace de libre expression, où le slameur/la slameuse offre au public un texte de sa composition, dont le thème, le fonds et la forme sont complètement libres et se construisent au fur et en mesure de l’évolution.

ICIBANGOUA: C’est tout nouveau et intéressant ça ! Changeons un peu de thème pour revenir. Mais part la musique quelle autre facette ne connaissons-nous pas de Karolyn Kouakap?

KK: Je suis enseignante de formation.

ICIBANGOUA: Qu’est-ce qui vous oriente vers cet art?

KK: Je suis éprise de poésie depuis mes premières années de Lycée. J’ai fait partie du club poésie et plusieurs années plus tard, j’ai connu le slam qui a été pour moi une extension de mon amour pour la poésie. J’ai participé à plusieurs ateliers et aujourd’hui je suis membre du collectif de slam 237 Paroles.

ICIBANGOUA: Félicitation. Alors, quand avez-vous su que vous étiez douées au slam?

KK: Ça remonte à bien longtemps

Cet amour pour les lettres

Quand pour m’adresser à quelqu’un

Je devais fouiller au fond de mon être

Pour dire mon admiration

Faire de belles déclarations

Devant une déception

Faire transparaître mes émotions

Le lyrisme m’accompagne

Il a fait de moi sa compagne

Sur un trajet de tristesse

De larmes mais aussi de tendresse et de joie

Je l’ai porté en moi

Jusqu’au bout de mes doigts

De mon cœur à ma plume

Je l’ai connu

Et j’assume.

 

ICIBANGOUA: Ouaooo c’est du slam ça. Quel parcours ! En plus ça mérite des ovations !!!

KK: (Rire) Je suis encore à mes débuts. Le slam fait son bonhomme de chemin et on espère en être des ambassadeurs.

ICIBANGOUA: Passionant ce que vous dites, est-ce la raison de votre style diversifié?

KK: Affirmatif. Je fais de la poésie et du slam qui peut être perçu comme une poésie musicale, c’est un art oratoire, une performance scénique qui en plus de la poésie peut intégrer d’autres arts.

ICIBANGOUA: Karolyn, quelles thématique abordez-vous dans vos œuvres?

KK: Mon travail consiste à dire… Dire les choses telles que je les sens, telles que je les perçois et telles que je veux les transmettre. Je parle de ce qui me touche et  m’interpelle. Mes textes parlent de la vie, de l’amour, de la femme et sa condition etc.

ICIBANGOUA: Accordez-vous une attention particulière à l’affinement de votre travail?

KK: Le travail de studio est important mais le slam est beaucoup plus scénique.

ICIBANGOUA: Faites-vous intervenir d’autres corps de métier dans vos œuvres ?

KK: Cela ne manque pas. Déjà le slam aujourd’hui est un genre musical. Alors pour faire du slam, il faut bien travailler avec les musiciens que ce soit en studio ou en live.

ICIBANGOUA: Parlez-nous de vos débuts dans le slam?  Votre évolution du statut d’amateur à celui de professionnel ?

KK: En 2015, je publie chez Edilivre, mon 1er recueil de poèmes intitulé  »Cogito ». Avant 2017 je ne connaissais que des slameurs étrangers en occurrence Grand Corps Malade. Peu à peu j’ai découvert et fais la connaissance des slameurs camerounais dont Lydol. J’ai participé à plusieurs ateliers de slam dont ceux du collectif 237 paroles. J’ai été candidate plus demi-finaliste à la Coupe du Cameroun de Slam Poésie. Aujourd’hui j’ai un single à mon actif, je prends part à des festivals et j’organise des spectacles de slam.

ICIBANGOUA: Selon vous quel est la place de l’artiste dans sa société?

KK: L’art est utile aussi bien dans sa fonction ludique qu’esthétique. Comment ne pas représenter le monde qui nous entoure et dans lequel nous vivons. Comment ne pas s’en détacher des fois pour contempler la beauté elle-même. L’utilité de l’art ne saurait être remise en question.

ICIBANGOUA: Quelles sont vos expériences marquantes tant dans le slam que dans votre vie de tous les jours?

KK: Chaque scène est une expérience marquante pour moi. Les émotions ne sont pas les mêmes mais c’est toujours un plaisir à chaque fois.

ICIBANGOUA: Parler nous de votre récent travail: titre de l’œuvre, d’où est venu l’inspiration, le message…

KK: En 2019 j’ai produit un single baptisé  »Elles » et disponible sur youtube. Dans ce texte je parle et dénonce les violences que les femmes subissent autour de nous. Qu’il s’agisse du harcèlement, du viol, des violences conjugales ou même des mariages précoces et forcés?

ICIBANGOUA: Que réservez-vous a vos fans dans les prochains jours ? Un album? Concert?

KK: Je pense à réaliser un clip officiel pour mon single et actuellement je me penche sur la rédaction d’un 2e recueil de poèmes.

ICIBANGOUA: Un message à la jeunesse africaine? Un dernier conseil pour les personnes intéressées par ce métier?

KK: Le slam n’est pas un art mineur, il exige beaucoup de travail et de rigueur !

ICIBANGOUA: Merci infiniment Karolyn Kouakap et bonne continuation dans vos projets.

KK: Merci icibangoua.net pour cette opportunité que vous me donnez pour communier avec mon peuple.

L’ouvrage « Cogito » de Payong Kouakap Caroline Flore est disponible chez https://www.edilivre.com/cogito-karolyn-kouakap.html aux prix de 9,50€ (version papier) et 4,99€ (version numérique).

 

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Août 2021

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